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AMORCEPetit poisson deviendra grand
Petit poisson deviendra grand
La caricature ci-contre représente le capitalisme (en haut) et le socialisme (en bas).
D’après tes connaissances, pourquoi peut-on affirmer que cette caricature illustre le capitalisme et le socialisme?
Selon toi, à quel mouvement de pensée appartient la personne qui a dessiné cette caricature? Justifie ta réponse.
Schéma 3L’anticléricalisme
L’anticléricalisme
L’anticléricalisme est une idéologie libérale moderniste qui prône la supériorité du pouvoir de l’État sur celui de l’Église, ainsi que la séparation de l’Église et de l’État. Elle marque le Québec particulièrement au 19e siècle en réaction à l’ultramontanisme.
Schéma 4Le capitalisme
Le capitalisme
Le capitalisme est une doctrine économique qui prône la recherche du profit par des entrepreneurs bourgeois qui sont propriétaires des moyens de production. Il donne lieu à une inégalité de la division des richesses, particulièrement avec l’avènement de l’industrialisation au 19e siècle.
Schéma 6Le néolibéralisme
Le néolibéralisme
Le néolibéralisme est une doctrine économique qui prône la diminution de l’intervention de l’État dans l’économie et la vie sociale, la liberté de marché et la mondialisation de l’économie. Cette doctrine prend son essor dans la seconde moitié du 20e siècle, surtout à partir des années 1970.
Document 1La création de la Banque de Montréal
La création de la Banque de Montréal
« L’accès au capital était crucial pour les producteurs industriels qui, en dehors de la nécessité d’avoir un lieu où effectuer leurs opérations de change, devaient investir lourdement dans les installations. Amasser du capital d’investissement n’était pas la priorité des premières banques du Québec. La Banque de Montréal fut fondée en 1817 [...] pour faciliter les transactions commerciales des marchands.
Mais, au fur et à mesure de l’identification des besoins des producteurs industriels, les banques et les autres établissements financiers ajoutèrent aux opérations de change des opérations de prêts et d’épargne. Ces nouvelles fonctions permirent [...] [à ceux] qui contrôlaient les banques d’amasser du capital sous de nouvelles formes. »
Document 2Une affiche électorale du Parti ouvrier progressiste
Une affiche électorale du Parti ouvrier progressiste
Texte de l’affiche électorale de Fred Rose, candidat du Parti ouvrier progressiste dans la circonscription fédérale de Cartier, à Montréal, en août 1943 :
« Vous avec Fred Rose pouvez construire un Cartier plus heureux! Fred Rose a vécu et travaillé dans Cartier. Il est lui-même un ouvrier qui connaît vos problèmes et qui a lutté pendant 20 ans contre la misère dans Cartier. Son programme demande une action immédiate pour balayer les taudis de Cartier, et construire des maisons saines, à loyer bon marché. Vous pouvez, avec lui, accomplir la tâche, ensemble. Commencez maintenant. Élisez Fred Rose. »
Document 3Les zouaves pontificaux
Les zouaves pontificaux
Dans les années 1860, une armée de zouaves pontificaux formée de volontaires français, belges et hollandais, se porte à la défense des États pontificaux. L’existence de ce vaste territoire dirigé par le Pape se trouve en effet menacée par la proclamation de l’unification du royaume d’Italie. L’évêque de Montréal, Monseigneur Ignace Bourget, lance un appel à la population canadienne afin qu’elle se montre solidaire du pape. En 1867, un bataillon entièrement formé de Canadiens est créé pour se joindre au mouvement des zouaves pontificaux. 500 fervents catholiques sont recrutés dans ce bataillon, dont près de 400 qui traversent l’Atlantique vers les États pontificaux.
Document 4La vente d’Air Canada
La vente d’Air Canada
En 1988, le gouvernement conservateur de Brian Mulroney annonce la revente au public de près de 45% des parts de la compagnie Air Canada. Dans un premier temps, la compagnie demeure une société d’État même si le gouvernement affirme qu’il n’interviendra plus dans sa gestion. L’année suivante, la compagnie est entièrement privatisée, perdant ainsi son statut de service public.
Document 8L’opinion de Louis-Antoine Dessaulles
L’opinion de Louis-Antoine Dessaulles
Homme politique, écrivain et journaliste, Louis-Antoine Dessaulles a rédigé de nombreux articles dans le journal L’Avenir. En voici un extrait :
« [...] malgré le progrès universel des idées démocratiques, le clergé presque en masse, de tous les pays, est stationnaire par instinct, immobile par calcul, rétrograde par nécessité, monarchiste par entêtement ou par intérêt. [...] Il fait aujourd’hui, ici et ailleurs, de la propagande sacrée dans des questions purement humaines.
Il n’y a donc plus à délibérer. Dans un pays peu éclairé encore, où les moyens de s’instruire sont rares et coûteux, où l’habit autant que l’état donnent une grande influence, où le clergé peut facilement imprimer aux esprits, politiquement parlant, une direction dangereuse, si le peuple n’est pas mis sur ses gardes, il est impérieusement obligatoire [...] de jeter le cri d’alarme au milieu d’une population qu’il veut endormie. Il faut combattre toutes les influences indues quelles que soient les idées ou les doctrines qu’elles représentent. »
Studio Notman & Son, Louis-Antoine Dessaulles (reproduction d’un original créé en 1861), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P266,S3,SS1,P34. Licence : image du domaine public.
Louis-Antoine Dessaulles, « La lutte entre le libéralisme et le despotisme », L’Avenir (20 septembre 1849), cité dans Louis-Antoine Dessaules, Écrits, Yvan Lamonde (éd.), Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 1994, p. 115-116.
Document 11Albert Saint-Martin et les banques
Albert Saint-Martin et les banques
« Quand on doit faire face à un ennemi, il faut se rendre compte de sa constitution, de ses armes et de ses moyens d’action. Nous croyons avoir établi que les banques sont des institutions qui créent [de l’argent] et de la monnaie en se servant de la presse à [argent] [...]; que les banques prêtent à intérêt cette monnaie qu’elles créent, et que les intérêts ainsi perçus se sont élevés à des sommes fabuleuses. [...]
Nous croyons avoir également établi que ce nouveau Frankenstein [les banques] contrôle 90% de la richesse terrestre, et hypothèque, en outre, les générations futures [...]; que ce monstre, créé par certains hommes, martyrise le genre humain, lui enlève le produit de ses labeurs au moyen des intérêts, divise la race humaine pour l’asservir; [...] que ce mode de production engendre concurrence, conflit entre individus [...]. »
A.J. Rice, Laprés et Lavergne, Albert Saint-Martin (1903), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2745663. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif uniquement.
Albert Saint-Martin, Consommateurs! Montréal, la Ligue des consommateurs, 1939, p. 17-18.
Document 12La bibliothèque de l’Institut canadien de Montréal
La bibliothèque de l’Institut canadien de Montréal
L’Institut canadien de Montréal est fondé en 1844 dans un but d’instruction et de progrès. C’est un lieu de rassemblement intellectuel qui comporte une salle de conférence, une bibliothèque et un musée à partir de 1864. Toutes les tendances politiques et religieuses sont représentées à travers les ouvrages présents dans la bibliothèque.
Certains livres de la bibliothèque sont mis à l’Index* des livres prohibés de l'Église romaine. Les membres de l’Institut s’insurgent contre l’ingérence cléricale qui interdit la lecture de certains de leurs ouvrages. Malgré tout, l’Institut canadien de Montréal décide de conserver les livres mis à l’Index. Entre 1865 et 1875, les dix livres les plus empruntés à la bibliothèque sont tous des romans interdits par l’Église.
*L’Index : il s’agit d’une liste de livres interdits par le clergé, car ils sont jugés immoraux ou contraires aux croyances de l’Église.
