Le respect de votre vie privée est important pour nous. En cliquant « J'accepte », vous consentez à notre utilisation des témoins « cookies » sur votre navigateur pour améliorer et personnaliser votre expérience de navigation ou pour des fins de statistiques. En cliquant sur « Je refuse », vous aurez tout de même accès à notre site. Veuillez noter que certains témoins sont obligatoires pour assurer le fonctionnement et la sécurité des sites Web. Pour en savoir plus sur nos règles de confidentialité et nos conditions d'utilisation, cliquez sur le bouton « Plus d'informations ».
Nos Documents
Contexte
Contexte
Le 22 juin 1960, le Parti libéral est élu avec 51,3 % des votes, après une lutte serrée. L’Union nationale recueille quant à elle 46,6 % du scrutin. Le déroulement des élections est alors bien différent de ce qu’il est aujourd’hui, comme en témoigne cet article de La Presse paru le lendemain :
« Les élections provinciales au Québec ont été fidèles à leur réputation, hier, mais avec une intensité moindre dans plusieurs comtés et à un rythme nettement moins soutenu tout au cours de la journée. À Montréal, quelques coups de filet majeurs de la police ont contribué à diminuer les manifestations de violence dans certains comtés.
Les observateurs ont été unanimes toutefois à dire que le comté de Laurier a connu pendant quelques heures le bon vieux régime de terreur, qui s’est évanoui dans l’après-midi, à la suite de l’arrestation d’une dizaine de suspects en possession de faux bulletins de vote. Le comté de Montréal-Saint-Louis a par ailleurs pris le premier la vedette à ce piteux palmarès par l’arrestation, avant l’ouverture des polls, de 56 personnes et par la saisie d’un révolver et de plusieurs bâtons de baseball et de bouts de tuyau.
Dans la province, à part quelques incidents, la journée s’est déroulée dans le plus grand calme. Il faut signaler, comme fait d’exception, l’arrestation massive de 22 suspects, et le tire d’une vingtaine de coups de feu à Saint-Jean. »
« Le vote a débuté dans la terreur, mais quelques coups de filet de la police ont brisé l’élan de la pègre. », La Presse, 23 juin 1960, p. 2 en ligne sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Document 1Jean Lesage (1912-1980)
Jean Lesage (1912-1980)
« Aux élections [fédérales] de 1945, il est élu député libéral, à l'âge de seulement 33 ans. Charismatique et fougueux, il est réélu en 1949, en 1953, en 1957 et en 1958. D'abord adjoint parlementaire, on lui confie un premier ministère en 1953, celui des Finances, faisant de lui le plus jeune membre du cabinet. Après la victoire des conservateurs de John Diefenbaker à Ottawa en 1958, Lesage fait le saut en politique provinciale où il est nommé chef du Parti libéral. Entouré d'hommes aux idées nouvelles comme René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Georges-Émile Lapalme, l'ancien chef du Parti Libéral, Jean Lesage promet de changer le Québec et de revoir le rôle de l'État lors des élections de 1960. »
Gaby, Jean Lesage, ancien premier ministre du Québec (vers 1960), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, P1000,S4, D83,PL109. Licence : utilisation permise dans un contexte éducatif seulement.
Jocelyn Morneau, « Jean Lesage », C’est le début d’un temps nouveau, 2012, Musée québécois de la culture populaire.
Document 2Le programme de voirie du Parti libéral
Le programme de voirie du Parti libéral
« Le chef provincial du Parti libéral, M. Jean Lesage […] a proposé un plan de voirie en 4 points, pour doter les régions économiques de la province de routes dont celles-ci ont besoin pour se développer. M. Lesage a particulièrement mis de l'avant la construction d'une autoroute Montréal-Québec à quatre voies et la participation de la province à la construction de la route transcanadienne. […]
M. Lesage a dit que le système de construction de routes à deux voies dans les régions populeuses était bonne pour l’époque du cheval et du boggie. L’Union nationale construit actuellement des routes qui sont désuètes et vieillottes avant même d’être terminées. »
« Le programme de voirie du Parti libéral - Québec participera à la route transcanadienne et construira une autoroute Montréal-Québec », Le Devoir, 26 mai 1960, p. 2 en ligne sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
« Le programme de voirie du Parti libéral - Québec participera à la route transcanadienne et construira une autoroute Montréal-Québec », Le Devoir, 26 mai 1960, p. 2 en ligne sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Document 3
Publicité électorale du Parti libéral parue dans le journal Le Devoir le 7 juin 1960, p. 7, en ligne sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Document 5
Publicité électorale du Parti libéral parue dans le journal Le Devoir, 20 mai 1960, p. 9, en ligne sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Contexte
Contexte
La Commission de vérité et réconciliation
De 2008 à 2014, la Commission de vérité et réconciliation a parcouru le Canada pour recueillir le témoignage des anciens élèves qui ont séjourné dans les pensionnats autochtones. Ces écoles mises sur pied par le gouvernement fédéral en 1883, visaient l’assimilation des Autochtones à la population canadienne et à sa culture. Séparés de leurs familles et coupés de leur culture d’origine, les élèves y ont souvent subi des abus qui leur ont laissé d’importantes séquelles. En plus de jeter la lumière sur ce pan difficile de l’histoire canadienne, la commission a pour objectif de faciliter la réconciliation entre les Autochtones et les non Autochtones.
As-tu déjà entendu parler de cette commission et des conclusions auxquelles elle est parvenue? Connais-tu l’existence des pensionnats autochtones et le sort des élèves autochtones qui les ont fréquentés?
Période d’étude au Pensionnat indien de Fort Resolution, Territoires du Nord-Ouest (sans date), Bibliothèque et Archives Canada, PA-042133, MIKAN 3381256. Licence : image du domaine public.
Document 1Souvenirs du pensionnat
Souvenirs du pensionnat
Visionne les cinq premières minutes de ce témoignage d’un ancien pensionnaire autochtone, Marcel Petiquay.
« Ça été un voyage pour l’âge que j’avais je ne sais pas combien d’heures mais ça été très long. La journée de l’arrivée du pensionnat, c’était la séance de dépouillage c’est-à-dire qu’ils nous coupaient les cheveux. [...]
On nous obligeait à parler français je ne comprenais pas ce qu’ils me disaient des fois. Et la quand on ne comprend pas c’était un coup de pied dans le derrière ou bien une claque derrière la tête. Il ne fallait pas qu’on parle notre langue. [...] »
Radio-Canada, Les pensionnats de la honte (2013), YouTube.
Document 2La réserve de Natashquan
La réserve de Natashquan
« Vivre à 8 ou 10 dans une bicoque de 15 pieds sur 15, sans électricité, sans eau courante, sans installation sanitaire, vivre dans une baraque de planches vaguement couverte de papier goudronné, non isolée, basse de plafond, avec des portes et des fenêtres qui laissent entrer le vent, des tuyaux de poêle qui laissent la pièce s’enfumer… mieux vaut encore la tente. »
Observe la vue aérienne de la réserve de Natashquan. Selon Aude Maltais Landry, on peut observer un manque de concordance entre les sentiers sinueux tracés par les Innus et les deux lignes droites des maisons.
«Vue aérienne de la réserve indienne de Natashquan», vers 1962. BAnQ Sept-Îles, Fonds Pauline Laurin, P60, S1, SS5, P13. dans Aude Maltais Landry, Récits de Nutashkuan : la création d’une réserve indienne en territoire innu, Mémoire de maîtrise en histoir
Sylvie Vincent, «La maison, foyer de l’acculturation», Recherches amérindiennes au Québec 5, n° 4-5, 1975, p. 2-3.
Document 3L’exploitation des ressources
L’exploitation des ressources
« Les Autochtones ne veulent plus être écartés de la gestion des territoires que leurs ancêtres ont longtemps été les seuls à fréquenter et à exploiter. [...] Une certaine unanimité se dégage parmi les communautés [des Premières Nations et des Inuits] sur la nécessité de favoriser le développement économique, même si les activités qui découlent ne cadrent pas avec celles associées spontanément aux cultures autochtones. Sans exclure les activités à caractère plus traditionnel, comme le trappage des animaux à fourrure, les Autochtones souhaitent d’une manière générale créer les conditions propices au développement d’une économie moderne et diversifiée, où les ressources du territoire seront mises à profit, dans un type de gestion qui s’accorde avec leurs conceptions environnementales. »
Musée amérindien, Jim Bossum devant une tente en forêt. Accrochés près de lui, un rat musqué, deux castors et un ours (1975), photographie tirée du site Sur les traces des Piekuakamiulnuatsh. Licence : utilisation permise à des fins éducatives seulement. Avec l’autorisation du musée amérindien de Mashteuiatsh.
Alain Beaulieu, Les Autochtones du Québec. Des premières alliances aux revendications contemporaines, Québec et Montréal, Musée de la civilisation/Édition Fides, 2000, p. 101-102.
Document 4Le baby boom
Document 4 : Le baby boom
« Le phénomène du baby boom touche toute la population dans les mêmes proportions, aussi bien les Canadiens français et ceux d’autre origine ethnique. Il a toutefois un effet plus notable chez les communautés autochtones. Après avoir oscillé entre 100 000 et 125 000 depuis le début du siècle, le nombre officiel [de membres des Premières Nations] et d’Inuit atteint 165 000 en 1951, puis 220 000 en 1961. La population autochtone amorce donc une période d’accroissement démographique fort et soutenu, qui sème les germes de son réveil politique. »
* Les données de 1901 et de 1911 ne prennent pas en compte les Inuits.
Norbert Robitaille et Robert Choinière, « L’accroissement démographique des groupes autochtones du Canada au 20e siècle », Cahiers québécois de démographie, vol. 16, n° 1 (avril 1987), p. 13, en ligne.
Jacques Paul Couturier, Un passé composé : le Canada de 1850 à nos jours, Moncton, Éditions d’Acadie, 2000, p. 280.
Document 5Le droit de vote
Le droit de vote
Depuis l’adoption de la constitution canadienne de 1867, les Autochtones peuvent voter. Toutefois, la loi exige qu’ils renoncent à leur statut d’Autochtone pour exercer ce droit en tant que citoyens canadiens. Cette mesure discriminatoire exclut les peuples autochtones de la vie politique canadienne, car rares sont les Autochtones qui accepteront de renier leurs origines.
Il faut attendre 1960 pour que le gouvernement fédéral décide d’accorder le droit de vote inconditionnel aux « Indiens » qui vivent dans les réserves canadiennes. Elle reconnaît aux hommes autochtones le droit de voter lors d'élections fédérales et de s’impliquer dans la politique canadienne tout en conservant leur statut particulier. Au Québec, ce n’est qu’en mai 1969 que les hommes et les femmes autochtones acquièrent le droit de vote. Il s’agit de la dernière province canadienne à agir en ce sens.
Nick Nickels, In Hiawatha Council Hall on occasion of federal by-election (1960), Bibliothèque et Archives Canada, PA-123915, MIKAN 3364668. Licence : image du domaine public.
Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social. Texte inspiré de « Les Autochtones et le droit de vote », Par ici la démocratie, en ligne.
Document 6Le rapport Hawthorn
Le rapport Hawthorn
« En 1963, l’équilibre manifestement précaire dans lequel vivent les [Premières Nations] du Nord et d’ailleurs incite le gouvernement fédéral à charger l’anthropologue Harry B. Hawthorn d’une enquête sur leur situation sociale et économique et sur l’enseignement qu’ils reçoivent.
Le rapport qu’il remet en 1966 fait [de nombreuses] recommandations [...] : il ne faut pas forcer les [Premières Nations] à «acquérir les valeurs de la société dominante qu’ils ne possèdent pas ou ne souhaitent pas acquérir». [...] Il insiste sur le fait que les Autochtones ne tirent aucun profit des faibles possibilités d’autonomie que leur offre la loi, et révèle que leur revenu annuel moyen par personne est de 600$ (comparativement à 1400$ pour les Canadiens de race blanche), que leur scolarité se situe loin en deçà de la moyenne nationale, et que 94 pour cent des élèves décrochent avant d’obtenir leur diplôme d’études secondaires. Hawthorn préconise qu’on leur offre la possibilité de recevoir un enseignement dans leurs propres langues. »
Gouvernement du Canada. Ministère des Affaires indiennes et du Nord, Enfants et religieuses devant le pensionnat indien Malioténam à Sept-Îles (vers 1950), Bibliothèque et Archives du Canada, PA-212963, MIKAN 4113890. Licence : image du domaine public
Olive Patricia Dickason, Les Premières nations du Canada depuis les temps les plus lointains jusqu’à nos jours, Sillery, Septentrion, 1996, p. 384.
Document 7L’autonomie politique
L’autonomie politique
«[Les Autochtones] aspirent à retrouver l’autonomie politique qui était la leur dans les premiers siècles du « contact » avec les Européens et à se libérer du carcan politique imposé par le gouvernement canadien au 19e siècle. [...] Dans le cadre de leurs revendications pour obtenir l’autonomie politique, les Autochtones reviennent régulièrement sur le fait qu’ils n’ont jamais été conquis par les Européens, qu’ils étaient leurs alliés et non leurs sujets.
Quelle forme devrait prendre l’autonomie gouvernementale revendiquée par les Autochtones? [...] Parmi les Autochtones, un consensus se dégage tout de même de reconnaître que cette autonomie procède de droits ancestraux et qu’elle ne constitue pas une simple délégation de pouvoirs. »
Document 8Le développement de la Baie James et du Nord
Le développement de la Baie James et du Nord
« Au début des années 70, le gouvernement libéral de Robert Bourassa lançait un grand projet de développement des ressources hydro-électriques du Grand Nord québécois en s’appuyant sur des évaluations environnementales minimales et sur la négation des droits des peuples autochtones.
Les Cris, dont les territoires de chasse, de pêche et de trappe étaient directement menacés par ce projet, s’y sont opposés. [...] En 1973, le juge Albert Malouf reconnaissait que les Cris avaient des prétentions crédibles, et que le gouvernement devrait tenter d’obtenir une cession de leurs droits [...] avant de poursuivre le développement. [...]
La version finale de la Convention de la Baie James, premier traité moderne au pays, a été signée le 11 novembre 1975. Elle confère aux Cris et aux Inuit des pouvoirs en matière de gestion du territoire, d’éducation, de revenu, de santé et de justice. En contrepartie, les gouvernements provincial et fédéral ont exigé que les Autochtones renoncent à leurs droits ancestraux sur le territoire visé. »
Signature de la convention de la Baie-James et du Nord québécois (1975), Archives d’Hydro-Québec, en ligne.
Alexandra Parent, « Territoires autochtones et chevauchement », Faits et causes, 14 novembre 2014, antérieurement en ligne sur http://www.faitsetcauses.com/.
Contexte
Contexte
En 1945, alors que la Seconde Guerre mondiale prend fin, le Québec et le Canada connaissent une période de prospérité économique. La scène politique québécoise est dominée par l’Union nationale, le parti de Maurice Duplessis, qui se maintient au pouvoir jusqu’à sa mort en 1959. Ce premier ministre marque fortement cette période de l’histoire du Québec, à tous les niveaux : politique, économique, culturel et social.
Témoignage de Georges Marler, chef de l’opposition de 1948 à 1954
« Duplessis ne fut jamais un grand penseur. Il n’a pas eu beaucoup d’idées novatrices. Il prétendait avoir sauvé l’agriculture grâce au crédit agricole. Or le crédit agricole fut une idée d’Albert Rioux, non de Duplessis. [...]
Duplessis était conservateur, c’est-à-dire un homme attaché au statu quo. Il était satisfait de la situation du Québec et ne voulait pas de changement. »
Visionne cet extrait de la série télévisée Duplessis, de 30 minutes à 33 minutes. Quelles impressions de Duplessis te laissent l'extrait de texte et la vidéo ci-dessus?
Neuville Bazin, Première pelletée de terre des travaux à Sillery par Maurice Duplessis (1948), Bibliothèques et Archives nationales du Québec, E6,S7,SS1,P66266.
Raymond Paradis (éd.), Nous avons connu Duplessis, Montréal-Nord, Les Éditions Marie-France, 1977, p. 41.
Document 1L’autonomie provinciale
L’autonomie provinciale
« Maurice Duplessis et l’Union nationale déploient des efforts considérables pour résister à l’assaut centralisateur d’Ottawa. [...] À la volonté fédérale de monopoliser les grands impôts directs, le Québec, en effet, oppose un refus catégorique, justifié par des arguments d’ordre juridique et politique. D’une part, Duplessis en appelle constamment au respect du « pacte confédératif de 1867 » et il répète, d’autre part, qu’il ne saurait y avoir de gouvernements provinciaux autonomes si ceux-ci n’ont pas la liberté de lever leurs propres impôts. [...]
Duplessis présente donc un projet de loi permettant au Québec de lever un impôt sur le revenu des particuliers équivalant à 15% de l’impôt fédéral. [...] On en arrive à un compromis fixant la part du Québec à 10% de l’impôt fédéral, lequel en sera réduit d’autant pour les contribuables québécois. »
Sur la caricature, le personnage central représente un citoyen payeur de taxes, coincé entre les Premiers ministres québécois et canadien.
John Collins, How About a Little Coexistence Here? [Pourquoi ne pas coexister ici?] (vers 1954), Musée McCord, M965.199.9938. Licence : Creative Commons (BY-NC-SA).
Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert et François Ricard, Histoire du Québec contemporain, tome 2 : Le Québec depuis 1930, Montréal, Éditions du Boréal, 1989, p. 383-385.
Document 2La grève de l’amiante
La grève de l’amiante
Entre 1945 et 1960, les travailleurs rencontrent une opposition farouche de la part du gouvernement et des patrons. Ils doivent mener plusieurs grèves pour faire valoir leurs intérêts. La grève de l’amiante d’Asbestos de 1949 est célèbre parce qu’elle implique 5 000 travailleurs et qu’elle dure plus de quatre mois. Elle est brutalement réprimée par la Police provinciale envoyée par Duplessis, ce qui fait naître un grand élan de solidarité pour les grévistes à travers le Québec.
Les ouvriers grévistes défilant dans les rues d'Asbestos, Collections Canada, Société d'histoire d'Asbestos. Licence : image du domaine public.
Service national du RÉCIT, domaine de l’univers social.
